9 posts de la catégorie "Livres"

lundi 30 juin 2008

Découverte

 


J'aime connaître les livres de chevet des personnes avec qui je corresponds. C'est important de savoir ce et ceux qui accompagnent les heures calmes avant le sommeil.

Calaferte... jamais entendu parler de lui. J'en commande quatre. Je me plonge dans le plus connu parce que censuré en son temps. Dix pages plus loin j'abandonne. Le langage cru m'est pénible dans la littérature.
Il faut être logique lorsqu'on découvre, alors je prends son premier texte : Requiem des innocents.
Voilà, je sais qui il est, maintenant je peux accepter son vocabulaire et reprendre Septentrion.

" A longueur de vie, les faibles éprouvent le besoin de se faire pardonner. De tout et de rien. Ils se sentent universellement coupables. Coupables de n'être qu'eux-mêmes."

Prom.hiver-DvSH

Photo DvSH

vendredi 11 avr. 2008

Sans titre

 
 

Toujours dans Alain de Botton, je crois que je peux résumer Du Statut Social par cette petite phrase :

Le mépris est en lui-même une preuve de la supériorité du méprisé.

Et puis...elle colle tellement bien à ma vie en ce moment qu'il serait dommage de ne pas la faire passer dans ma postérité.

 

Pp

 

Photo Артазов

mercredi 19 mars 2008

Le baiser


Je viens de finir un livre génial, moins pompeux qu'un traité de psychologie appliquée...

... La psycho, même vulgarisée, reste une approche un rien culpabilisante, bien-pensante et qui assène ses vérités et remèdes sans offrir de réflexions.

et plus limpide qu'un ouvrage de philosophie...

... La philo montre le chemin vers la compréhension des phénomènes sans proposer de sparadrap et sans rien imposer mais dans un langage très opaque pour celui qui ne donne pas dans la masturbation intellectuelle.

Alain de Botton est facétieux, drôle, pédagogue, inventif et se situe, à mon avis, entre les deux avec un net avantage dans le camp de la philo simplifiée.

Le Plaisir de souffrir (titre détestable et hors propos car l'original est : The Romantic Movement) vous décortique sans jugement et sans le positionnement bien-mal, une relation entre une douce romantique et un froid pragmatique (euh...ça me rappelle quelqu'un...)

Jamais je n'avais lu une si juste description du baiser :

"" Elle avait toujours pensé qu’un bon baiser pouvait égaler, sinon surpasser, l’acte d’amour proprement dit, dans les bras d’un partenaire capable.
Elle appréciait qu’un homme y consacre du temps et qu’il ait envie d’en explorer toutes les possibilités érotiques et les subtilités techniques. Il fallait pour cela l’habileté d’un violoniste ou d’un pianiste, il fallait savoir contrôler les mouvements de chaque muscle buccal, connaître le clavier, le rythme et le tempo, savoir presser fort ses lèvres contre les lèvres de l’autre et quand les effleurer légèrement et malicieusement, quand ouvrir la bouche et quand faire preuve de réserve. Il fallait aussi contrôler le flux salivaire et la cadence respiratoire, savoir comment modifier sensuellement la position de la tête, intégrer toutes les partes du visage dans le baiser, coordonner ce qui se passait du côté des lèvres avec l’exploration digitale des oreilles et de la nuque, des tempes et des sourcils.
Comme ils avaient été rares dans son expérience amoureuse, les baisers dignes de ce nom… Les premiers avaient été désastreux, soit trop humides, soit trop secs, conséquences d’une nervosité adolescente, mais même plus tard, elle avait trouvé bien rares les occasions où les hommes s’investissaient convenablement dans cet acte. La plupart du temps, ils n’y voyaient qu’un prélude à la phase du déshabillage, un rituel poli nécessaire à la réalisation d’un dessein bien plus vaste et ambitieux.""

  Silencedou

 

Et c'est bien vrai que les hommes, dans ce domaine, ont beaucoup de progrès à faire. Ils manquent terriblement de patience, de sensualité, de douceur. Ils peuvent vous investir comme s'ils livraient un assaut ou vous aspirer comme pour vous vider de votre essence, vous lessiver jusqu'au menton comme vous donner l'impression d'effleurer un cadavre froid et rigide.


Je vais vous faire une confidence......... c'est une femme d'un âge mûr qui apprit à la jeunette présomptueuse que j'étais alors à embrasser correctement.

Photo Dou

jeudi 10 janv. 2008

Sashimi


Forte de mon plaisir, j'ai lu son précédent et premier livre. Moins emballée je dois dire, cependant j'ai goûté le passage suivant, ayant un amour infini pour ce pays et, justement, ce plat :

Sash 
"(...) ce n'était ni matière ni eau, seulement une substance intermédiaire qui de l'une avait gardé la présence, la consistance qui résiste au néant et à l'autre avait emprunté la fluidité et la tendresse miraculeuses. Le vrai sashimi ne se croque pas plus qu'il ne fond sur la langue.
Ni mollesse ni moelleux
mais... moellesse.
Poussière de velours aux confins de la soie, emporte un peu des deux et, dans l'alchimie extraordinaire de son essence vaporeuse, conserve une densité laiteuse que les nuages n'ont pas."

mardi 08 janv. 2008

Hérisson et castor

   

Toute seule dans mon bac à sable d'adulte, surnommée "castor" avec ma manie (inutile car solitaire) de construction. 
J'ai donc été toute chavirée à ceci :

"(...) une vie, ça passe en un rien de temps, en regardant les adultes, si pressés, si stressés par l'échéance, si avides de maintenant pour ne penser à demain... Mais si on redoute le lendemain, c'est parce qu'on ne sait pas construire le présent et quand on ne sait pas construire le présent, on se raconte qu'on le pourra demain et c'est fichu parce que demain finit toujours par devenir aujourd'hui, vous voyez ?
(...) Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que cela ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c'est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d'éternité.
Le futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des vrais projets."

Her

 

Généralement je m'endors sur les livres, ce qui fait que j'ai une collection de bouquins en attente sur ma table de chevet, qui prennent la poussière, et dont j'ai guère dépassé la vingtième page.
Celui-ci je l'ai dévoré, adoré et je trouve qu'il mérite plus d'une lecture.


samedi 01 sept. 2007

She's great

 

Ameliebruggeman_2 

















C'est mon côté "tout-ou-rien"
J'ADORE Amélie
(aussi intensément que ma fille la déteste)

Dans son dernier roman, Ni d'Eve ni d'Adam,  page 56, se trouve une désciption de la fondue suisse au fromage, version nippone.
Savoureux et très très drôle.
Je ne pouvais l'occulter, vu mes origines, et je pensais retranscrire le passage, mais celui-ci, sorti de son contexte, perd de son mordant.
Et puis, c'est tout le livre que je devrais mettre !!

lundi 14 mai 2007

L'Incontournable

Les pervers (es)

Il y en a partout
Sans_titre11
A lire impérativement

Pour comprendre

Pour les débusquer

Pour s'en défaire

Pour s'en guérir

Pour regagner son estime

Et finalement

Pour les fuir



lundi 19 févr. 2007

Le retard se comble...


Geisha





Tiens, je viens de voir Geisha en DVD.
Je sais, je date, la vague a passé il y a un bout de temps avec une naissance en masse de petites émules en kimono.

Bof bof le film, par contre j'avais lu le livre à sa sortie et comme dans 99% des cas...eh bien c'est infiniment meilleur. C'est si bien écrit que jusqu'à la fin j'ai pensé l'histoire vraie..... suis nouille parfois





Toujours en retard d'une rame,  je viens de finir Le Parfum de Süskind.

Il écrit fort bien le monsieur mais l'histoire est trop délirante pour moi.
Là, je ne regarderai pas le film, même si on me l'offre.

dimanche 04 févr. 2007

Abbé Kôbô


La Femme des Sables

La douloureuse victoire d'un homme sur toutes
les formes de l'inhumain.


Femme_sables3
C'est un des plus grands romans de la littérature japonaise contemporaine. La traduction (par Georges Bonneau) est intégrale et respecte les tournures de phrases propres au Japon. Cela donne à la lecture une mélodie et un rythme particulier.


Si notre pensée tend toujours à se condenser et à se fixer dans l'Idée, la pensée japonaise se meut et se développe naturellement dans le Symbole, substituant ainsi à notre Connaissance de Raison, laquelle procède par propositions systématisées, une Connaissance de Méditation, descente continue vers l'interne profondeur, et que chaque âme conduit selon sa propre spiritualité.
C'est dire que la valeur du Symbole ne s'apprécie point à l'universel de sa cohérence intellectuelle, mais à la seule richesse des suggestions qu'il suscite dans l'individuelle durée.


B_1240La lutte contre la condition humaine
est une lutte futile qui ne peut

amener à la paix intérieure. (A.K.)



Constater l'absurdité de la vie ne peut être
une fin, mais seulement un commencement.         

C'est une vérité dont sont partis
presque tous les grands esprits.
Ce n'est pas une découverte qui intéresse, mais
les conséquences et les règles d'action qu'on en tire.
(A.Camus)



Japon

  • Green stillness
    Voilà un pays "soigneux" et caressant. C'est l'honneur, le respect, la politesse, la propreté, les égards, la prévenance. Ces attitudes sont rassurantes, gratifiantes, tranquilles, sereines. Le goût du détail, de la beauté, de l'harmonie. Même la pluie y est douce. C'est mon plus beau voyage, un magnifique cadeau.

Atelier

  • Colombin
    La terre c'est une histoire de peau, de toucher, de douceur. Fermer les yeux et laisser les mains se mouvoir seules.

Orient

  • Voilee
    Pas de mots ! Juste des sons, du toucher, des odeurs, des lumières. De l'érotisme.

Promenades